Pas d’orchidées pour Miss Blandish - La chair de l’orchidée - Miss Shumway jette un sort

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À la sortie d’une réception, Miss Blandish, fille d’un industriel milliardaire, est enlevée par trois petits malfrats qui veulent lui voler ses bijoux. Informés, les membres du redoutable gang Grisson surprennent les kidnappeurs. Ils les exécutent avant de repartir avec la jeune femme et de réclamer à son père une rançon. L’industriel verse 500 000 dollars mais trois mois plus tard, il n’a toujours pas revu sa fille. La police se révélant inefficace, il fait appel au détective privé Dave Fenner pour tenter de la retrouver.
Ce premier livre de James Hadley Chase, publié en 1939, est devenu un classique du roman noir, bien qu’il soit l’oeuvre d’un Britannique qui n’avait jamais mis les pieds aux États-Unis. Le gang des kidnappeurs domine le récit. Il est dirigé par l’énorme et despotique M’man Grisson qui couve d’un amour aveugle son fils Slim, inquiétant dégénéré, maniaque du couteau. Ces deux personnages peu recommandables inaugurent de belle façon la galerie des individus abjects et cyniques qui peuplent l’oeuvre du romancier. –Claude Mesplède
Pas d’orchidées pour Miss Blandish - La chair de l’orchidée - Miss Shumway jette un sort
10 avril 2010 1:24
Remake de “Sanctuaire” de William Faulkner, ce premier roman contient tous les ingrédients qui feront de cet auteur un des plus populaires de la fameuse “Série Noire”, version Marcel Duhamel : criminels cruels et psychopathes, femmes angéliques ou femmes fatales (ici, l’héroïne passe de l’une à l’autre), rebondissements incessants, écriture “Remington” poussée à son paroxysme - peu ou pas de descriptions, quelques lignes et une ambiance est créée. . .
“Pas d’orchidées pour miss Blandish” aura une suite, très réussie : “La chair de l’orchidée”.
Chase écrira encore quelques hits comme “Eva” (très hollywoodien), “Miss Shumway jette un sort” (très drôle), ou “Méfiez-vous fillettes” (très noir).
Puis il galvaudera peu à peu son talent - il a écrit 91 romans au moins, puisque c’est le nombre de titres traduits en français !
Un conseil : lire ses tous premiers livres publiés en “Série Noire”, puis les tous premiers publiés dans la collection “Carré noir”.
10 avril 2010 1:31
Au menu de ce premier opus de JH Chase : des truands, une fille à papa enlevée, un privé malin et fauché, un service de police inefficace, une grosse rançon et quelques cadavres qui tombent. . . bref, rien que du très grand classique pour du polar américain version 1950’s.
Si la fantaisie n’est pas au rendez-vous, on a pas le temps de s’ennuyer tant le style est fluide, l’action rudement menée et la galerie de portrait rencontrée est suffisamment juteuse pour ne jamais lasser.
Un bon moment de lecture polardeuse.
10 avril 2010 4:05
Nous sommes dans les années 30 aux Etats-Unis.
Une bande de voyous imaginent pouvoir réussir un bon coup : dérober un collier de diamant de grande valeur à la fille du richissime M. Blandish. Pas de chance pour eux, l’opération tourne mal : non seulement ils sont obligés de tuer le fiancé de la jeune femme, mais les voilà forcés de la kidnapper ! La perspective de faire chanter le père les arrange bien, si ce n’est qu’ils sont maintenant poursuivis à la fois par les fédéraux (pour le meurtre) et le gang de Maman Grisson, qui veut mettre la main sur le précieux collier. . .
Ce premier roman de James Hadley Chase (il y en aura plein d’autres tant il fut un succès) se lit presque d’une traite. Rapide, étonnement rythmé (pour un roman de 1939), et nerveux, ce livre est un très bon policier dans la mouvance “noir”.
Curieusement, Chase choisit de ne pas mettre en avant les policiers et détectives, et ce sont bien les bandits qui tiennent ici la vedette. Chacun a son caractère bien trempé, et c’est une véritable galerie de gangsters que nous dépeint Chase, avec des stéréotypes qu’on aime retrouver : l’as de la mitraillette, le psychopathe qui joue du surin, la femme obèse chef de gang. Leur point commun ? Un langage cru et violent : la légende veut que Chase, anglais d’origine, ait écrit son livre avec un dictionnaire argotique sous la main. Curieusement, l’auteur n’a, lorsqu’il écrivit son roman, jamais mis les pieds aux States, mais on ne s’en rend jamais compte.
L’histoire est sombre, notamment à cause de ses personnages peu recommandables, et l’on s’interroge continuellement sur le destin de Miss Blandish (le titre nous renseigne finalement un peu sur son devenir). La première partie du roman est consacrée au kidnapping en lui-même et la façon dont le gang Grisson réussit son coup. La second met en avant un détective privé chargé de retrouver Miss Blandish. Curieusement, même à ce moment-là, on a le sentiment qu’il reste un personnage secondaire.
Pas d’Orchidées pour Miss Blandish me renoue avec le genre, et j’ai bien hâte de lire la suite que Chase écrivit une dizaine d’années plus tard : La Chair de l’Orchidée. A noter qu’une bonne partie des romans de James Hadley Chase sont republiés depuis quelques mois dans la collection Folio Policier.
10 avril 2010 5:42
Gangsters sans vergognes, fous psychopathes, bandits à la petite semaine, mitraillettes Thomson, rapt, tripot, detective privé : tous les ingrédients du polar du milieu du XXéme siécle sont là dans ce grand classique.
La lecture est agréable.